« Jour J + 7 : Gorée - 3 - La maison des esclaves - 1 | Page d'accueil | Jour J + 7 : Gorée - 3 - La maison des esclaves - 3 »

lundi, 09 juillet 2007

Jour J + 7 : Gorée - 3 - La maison des esclaves - 2

« Dans les cellules, comme celles que vous allez voir, certaines étaient réservées aux hommes et d’autres aux femmes. Celles réservées aux hommes faisaient 2 mètres 60 sur 2 mètres 60. On y mettait jusqu’à vingt personnes. Assises, le dos contre le mur. Des chaînes les maintenant au cou et aux bras. »
9bb63dbfd766a7cb15d237db053279be.jpg



« Les chaînes que l’esclave portait pour aller aux toilettes... Il avait le droit d’y aller une seule fois par jour... Il régnait dans cette maison un état d’hygiène repoussant. La première épidémie de peste qui a ravagé l’île en 1779 est partie de là ! Donc, au milieu de la chaîne, un boulet. L’esclave devait le porter entre les deux mains et les deux jambes.»
2117c8a818ae6210d3eda8816721c85c.jpg 812b75d7d78560ea9e88a85617ba6951.jpg











« Le taux de mortalité chez les enfants étaient très élevé. Le plus élevé de la maison. Ils couchaient à même le sol, entassés, en quinconce comme dans une boite de sardines.
L’âge d’un enfant dépendait de sa dentition à défaut d’un état civil. Comme le cheval.
»
6ce8bcc6d6864d05d57966cef6640864.jpg











« Les jeunes filles étaient séparées des femmes car elles valaient plus cher. Leur valeur dépendait de leurs seins et de leur virginité.
Certains négriers avaient des rapports avec ces jeunes filles. Quand on constatait un état de grossesse, elles étaient mises en liberté sur l’île de Gorée ou à Saint Louis du Sénégal.
C’est donc un intérêt pour elles de se donner aux négriers pour être libres... C’était, si j’ose dire, leur seule porte de salut.
La jeune fille métisse à Gorée était appelée "Signare". "Segnora" en espagnol. Elles formaient l’aristocratie à Gorée comme les créoles aux Antilles.
»
1039de128948e6eb58fa979401d9da38.jpg









« Il y avait aussi une cellule « Inaptes temporaires ». La valeur d’un homme dépendait de son poids. Le minimum : 60 kilos. Les hommes passaient par la chambre de pesage.
La femme n’était pas pesée...
Si l’homme faisait moins de 60 kilos, il était placé dans la cellule des inaptes afin d’y être engraissé.
Engraissé comme une oie.
Il l’était avec ce qu’on appelait des "Fèves des marées". Ce qu’on appelle aujourd’hui "Niébé". Des haricots de chez nous, très farineux.
»
9099d98e10cb9e193cd16d0361403e18.jpg 8babaaed0ec7bd7feee0c6f0c49b685f.jpg

Ecrire un commentaire